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Quantum Cloud IV de Antony Gormley est une sculpture qui traduit l’espace que nous expérimentons lorsque nous fermons nos yeux.

Antony Gormley
Quantum Cloud IV, 1999

Le corps de « l’autre » est-il l’ultime horizon de nous-même ?

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Le corps humain continue de nous fasciner. Familier et insaisissable à la fois. Sa forme est en tout cas le symbole le plus représenté et très probablement le plus ancien de toute l’histoire de l’art.

Pour Antony Gormley, le corps, son corps, remplit à la fois le rôle de moteur et d’outil. Sculpteur, il s’intéresse à la création d’espace. En particulier l’espace que nous percevons lorsque nous fermons les yeux : un vide obscur sans dimensions, sans début et sans fin. L’artiste a pris conscience de ce lieu intérieur lors des nombreuses siestes qu’il a dû faire, enfant, dans une pièce étouffante. L’idée ne l’a plus quitté depuis lors et elle est ainsi devenue le sujet de l’ensemble de son œuvre.

Chaque œuvre parle de présence humaine subjective. Ses sculptures en explorent les limites. Où cessons-nous d’exister ? À hauteur de notre peau ou de l’architecture qui nous entoure ? Qu’en est-il de l’espace personnel ? Et « l’autre » dans tout cela ? Face aux sculptures de Gormley, nous nous retrouvons en tout cas à la fois observateur et observé.